Premiers ressentis dans le Shoutcasting

J’ai toujours été étonné des gens qui shoutcastent (terme qui a été utilisé grâce a Shoutcast, application par la même équipe que Winamp) leurs jeux favoris. J’ai déja essayé d’écouter des parties commentées par DjWheat sur Quake, et j’en reviens pas. Car à l’époque où les débits étaient assez faibles comparés à nos jours, seul l’audio était disponible (et la façon de voir était de se connecter par un HLTV, or QTV, et de se synchroniser avec les commentateurs).

Aujourd’hui, les possibilités deviennent de plus en plus nombreuses, avec entre autres le streaming sur des services comme Twitch.

C’est pour ça que j’ai essayé de me lancer dans l’aventure, avec QuakeWorld pour débuter. Et je vais raconter mes premiers ressentis, ma petite expérience.

 

Un début réfléchi

Tout d’abord, pourquoi j’ai choisi QuakeWorld? Car Quake reste mon jeu compétitif par excellence, notamment pour le 1 contre 1, et c’est aussi un défi personnel pour se consacrer que sur le dialogue. De plus, au moment où j’ai commencé cette expérience, la Thunderdome a débuté. Une bonne raison de mettre la main à la pâte.

Avant de débuter même le stream, je me suis préparé le matériel, et le contenu du stream: plans + associations à des touches de mon clavier, plans sonores, lumières, et ma tablette pour obtenir les commentaires de Twitch en temps réel (le nombre de personnes en temps réel n’est pas présent comparé à la version mobile: bug ou oubli?), et aussi informations sur le tournoi/joueurs, et leurs divisions. Moins j’oublie, et plus professionnel c’est. Et les viewers remarquent vite quand la préparation est propre ou non.

On se sent prêt avec du matériel.
On se sent prêt avec du matériel.

Quand j’ai lancé le stream, j’ai ressenti un stress assez incessant: on ne se sent pas prêt, on tremble, on perd ses mots, même en off-scene, et la non-présence d’un co-casteur rend la tâche encore plus angoissante. Même si derrière, on sait que ça reste une séance test, on n’arrive pas à rester calme à parler devant un public bien installé dans son canapé.

Et le moment de vérité commence. Ci-dessous, 2 matchs commentés durant la même nuit. J’ai lancé mes commentaires de matchs en français, car je pense qu’il vaut débuter dans sa langue natale, avant de se porter dans une autre langue.

Rien qu’à revoir les vidéos, je remarque beaucoup de problèmes. Les plans ne sont pas fluides (car il s’agit d’une action supplémentaire, même si certains jeux possèdent d’office un auto-director), les commentaires ne sont pas diversifiés (rendant les descriptions basiques), les temps-morts étaient assez réguliers, et le stress me montait tellement à la tête, qu’il m’est arrivé de bailler involontairement pendant plusieurs reprises (suite à un manque de sommeil? Aucune idée). Cependant, les viewers restaient satisfait du stream, d’avoir vu des matchs commentés, même si ils ne comprenaient pas/peu le français. Environ 6 viewers étaient constamment présents, et plusieurs membres sur Quakenet ont présenté le stream de leur gré.

J’ai très vite noté sur un bloc notes tout ce qui n’allait pas selon moi à la fin du stream pour m’améliorer.

Comprendre ses erreurs

Le lendemain, j’ai commencé à chercher de possibles synonymes à mes répétitions, et j’ai regardé d’autres streams de QuakeWorld (en anglais cependant). Une partie de ma journée a vraiment été de comprendre comment combler les lacunes, en observant d’autres casteurs. C’est quelque chose de difficile, car on doit s’imaginer les dire, tout en s’entrainant dans des matchs test.

Vers la fin de journée, on m’a proposé de commenter un match assez fort et soudain sur DooM (Zandronum) : France contre Italie. Initialement en français et seul, j’ai du changer très vite de plan, résultant à un triple-casting (accompagné de Zakken et de TheSyldat), en anglais, afin de plaire à la communauté.

L’occasion a été parfaite pour moi, car j’ai pu montrer à un nombre un peu plus important de personnes (une moyenne de 20 personnes constamment sur un total de 100 personnes différentes) à quoi ressemblait un vrai match sur DooM, mixé à un client professionnel que j’ai pu réaliser durant mon temps libre, et un co-casteur ayant une bonne expérience sur le domaine.

J’ai très vite compris que lorsqu’un co-casteur est présent, la liberté de paroles est plus grande, et qui donne des dialogues dynamiques: comprendre la façon de jouer, expliquer aux nouveaux comment se joue Doom, les rôles, et les actions. Ça a été aussi une expérience de parler anglais plus régulièrement et de laisser la parole, même si j’ai fait énormément d’erreurs (dans le montage notamment), accompagné à un stress encore présent.

Voila mes premiers ressentis. J’irai poster dans peu de temps d’autres commentaires sur les futurs streams. En attendant, vous pouvez aller dans l’onglet Stream de ce site web, afin de pouvoir observer ma progression!

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